La Bourse de New York a profité d'une chasse aux bonnes affaires et de la publication par le Wall Street Journal d'une lettre du président de la banque centrale américaine (Fed). Ben Bernanke y répétait que la Fed est prête à agir "en fonction des besoins" pour permettre à l'économie d'absorber les turbulences financières.

Cette nouvelle a été bien reçue par les courtiers qui attendent une baisse des taux d'intérêt lors de la réunion de la Fed du 18 septembre.

En Europe, c'est Paris qui a enregistré le plus fort rebond, le CAC 40 gagnant 0,84% soit 45,85 points à 5.520,02 points. A Londres, le Footsie a terminé aussi en hausse, progressant de 0,49% à 6.132,20 points. Par contre, le rebond a été moins net à Francfort où le Dax a pris 0,12% à 7.439,18 points.

Parmi les autres Bourses européennes, Milan a progressé de 0,85%, Bruxelles de 0,64%, Amsterdam de 0,55% et Madrid de 0,42%. Seule la Bourse de Lisbonne a clôturé en légère baisse de 0,11%.

Enfin, l'Eurostoxx 50 a progressé de 0,42%.

L'Amérique latine s'est elle aussi redressée avec une hausse de 1,88% de la Bourse de Sao Paulo, un rebond de 1,31% à la Bourse de Mexico, et une percée de 3% à Buenos Aires.

La progression enregistrée en Europe et en Amérique contrastait avec les mauvaises performances des Bourses asiatiques qui ont flanché mercredi dans un contexte toujours marqué par la crise du "subprime".

A Tokyo, deuxième place financière mondiale, l'indice Nikkei des principales valeurs a perdu 1,69% pour terminer à 16.012,83 points. Il est repassé en cours de séance sous la barre des 16.000 points pour la première fois depuis une semaine.

La Bourse de Hong Kong a fini en baisse de 1,47% à 23.020,60 points, après une ouverture à -2,4%. La Bourse de Shanghaï a reculé de 1,64%, mettant fin à une série de sept records consécutifs.

Les places financières mondiales ont essuyé de fortes pertes ces dernières semaines, les investisseurs redoutant une contagion de la crise du marché des crédits immobiliers à risque aux Etats-Unis.

Ils craignent que les défauts de paiements ne déstabilisent l'ensemble du marché mondial du crédit et que l'économie elle-même finisse par subir un net ralentissement.