En l'absence d'indicateurs macroéconomiques, "l'attention du marché s'est porté en premier sur les résultats" publiés par plusieurs grands groupes américains, a indiqué M. Goldman.

"C'est une progression tirée par les valeurs technologiques et Apple est le principal moteur", a pour sa part souligné Art Hogan, analyste de la maison de courtage Jefferies.

Le groupe informatique a en effet réjoui le marché, avec des résultats dépassant les attentes et de fortes ventes pour tous ses produits phares. Son action s'est envolée à des niveaux records, prenant 6,77% à 186,16 dollars.

Au cours de son exercice 2007 achevé fin septembre, son bénéfice net a gonflé de 76% à 3,49 milliards de dollars pour un chiffre d'affaires en hausse de 24%, à 24,0 milliards de dollars.

Le marché s'est également réjoui des résultats meilleurs que prévu de plusieurs grosses capitalisations, comme le groupe de services financiers American Express (+3,15% à 58,66 dollars) ou la compagnie aérienne United Airlines (+7,00% à 51,49 dollars).

En revanche, "Wal-Mart, qui, lors d'une assemblée d'actionnaires, a donné des informations perturbantes en abaissant ses prévisions de dépenses d'investissement, a pesé sur le secteur de la grande distribution et sur le Dow Jones", a indiqué M. Hogan. L'action de Wal-Mart a perdu 2,92% à 43,93 dollars.

Après avoir fortement progressé au cours de six séances consécutives, le marché obligataire s'est replié. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans est monté à 4,405% contre 4,393% lundi soir et celui à 30 ans à 4,692% contre 4,672%.