Décontenancés par l'accumulation de mauvais indicateurs économiques, qui confirment le ralentissement aux Etats-Unis et esquissent l'idée d'une récession, les investisseurs comptent au moins sur une baisse d'un quart de point de pourcentage (0,25%).

"Si le marché n'obtient pas au moins un quart de point (de pourcentage), sa réaction risque d'être catastrophique, autrement dit la dépression va s'installer", explique M. Blicksilver.

Les transactions ont souffert mardi de rumeurs indiquant que la Fed était partagée entre un statu quo monétaire et un allègement du coût du crédit, rapporte Peter Cardillo (Avalon Partners), ce qui a entraîné des prises de bénéfices, ajoute-t-il.

Seul indicateur économique du jour, l'indice mesurant la confiance des consommateurs américains, qui est tombé à son plus bas niveau en deux ans en octobre, à 95,6 points contre 99,5 points attendus, est venu rajouter aux craintes que la crise immobilière pourrait s'être propagée à l'économie réelle.

Or la Fed redoute de voir la récession immobilière contaminer le reste de l'économie par un effet domino. En baissant le coût de l'argent, elle donne un coup de pouce à la consommation qui est avec l'emploi l'un des principaux moteurs de la croissance.

Le marché obligataire n'a pas profité de la frilosité des investisseurs. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans est resté inchangé à 4,383% comme la veille, alors que celui à 30 ans est monté légèrement à 4,673% contre 4,663% lundi.

(©AFP / 30 octobre 2007 21h22)