"La volatilité a régné en maître sur un marché très nerveux", a souligné Al Goldman, analyste d'AG Edwards, alors que les investisseurs n'ont toujours aucune certitude sur l'étendue de l'impact économique de la crise des prêts immobiliers "subprime".

"Parfois, le vase est considéré à moitié vide, d'autres fois, à moitié plein. Dans ces cas là, le prix des actions apparaît bon marché" et donc propice à des achats, a développé Hugh Johnson, analyste de Johnson Illington Advisors.

Mardi, les investisseurs ont pu être quelque peu rassurés sur la résistance de la consommation, l'un des moteurs de l'économie, avec une progression de 1% des ventes hebdomadaires des chaînes de magasins aux Etats-Unis.

Par ailleurs, "la hausse des prix du pétrole et des matières premières a tiré les valeurs énergétiques", a ajouté M. Johnson.

Les prix du baril de pétrole ont dépassé pour la première fois 97 dollars à New York et 93 dollars à Londres, tandis que l'or est monté à 820 dollars l'once à Londres, au plus haut depuis 1980.

Alimentant l'envolée des cours, le billet vert a enfoncé un nouveau plancher historique, à 1,4570 dollar pour un euro.

L'enthousiasme du marché a toutefois pu être entravé par la crainte que le pétrole et l'or chers n'entraînent "une accélération de l'inflation et un poids sur les bénéfices des entreprises", a noté Peter Cardillo, analyste d'Avalon Partners.

Le marché obligataire a baissé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans est monté à 4,357%, contre 4,318% lundi soir, et celui à 30 ans à 4,652% contre 4,616%.

(©AFP / 06 novembre 2007 22h21)