Après avoir ouvert la porte à une hausse des quotas de production du cartel, le chef de file de l'Opep, le ministre saoudien du Pétrole, Ali al-Nouaïmi, a rectifié le tir et répète désormais que l'approvisionnement du marché est "suffisant".

Les responsables du Nigeria et du Koweït, également membres du cartel, ont laissé entendre pour leur part qu'un relèvement des quotas était tout à fait envisageable.

Ces avis divergents "suggèrent clairement que les ministres de l'Opep vont se rencontrer sans consensus pré-établi", a estimé Kevin Norrish, analyste chez Barclays Capital.

Inquiets sur le niveau jugé insuffisant de l'offre face à une explosion de la demande, les marchés pétroliers avaient intégré le scénario d'un relèvement de 500.000 barils par jour des quotas de production du cartel mercredi.

L'Opep ne va pas "probablement annoncer une hausse de sa production mais dira qu'elle le fera quand ce sera nécessaire", estime Bart Melek (BMO Capital).

"Au vu de la forte baisse des prix actuelle et du ralentissement de l'économie américaine, qui va affecter la demande d'énergie, nous sommes sceptiques sur un relèvement de la production de l'Opep", souligne Mike Fitzpatrick (MF Global).

Le baril de pétrole avait atteint 99,29 dollars le 21 novembre à New York, un record absolu, qui faisait alors de la barre psychologique des 100 dollars la prochaine cible.

(©AFP / 03 décembre 2007 21h52)