Dans un premier temps, ces mesures ont été bien accueillies sur les places boursières. "Les marchés ont d'abord réagi très positivement à la nouvelle. Depuis, l'euphorie s'est évaporée", a commenté Gavin Friend, économiste à la Commerzbank.

En conséquence, une certaine dose d'aversion au risque a fait son retour sur les marchés. "L'aversion au risque est de retour depuis hier (mercredi) soir parce que le marché doute que l'action concertée des banques puisse résoudre la crise du crédit en cours", notaient les analystes d'ABN Amro.

"La baisse des marchés actions mondiaux aujourd'hui (jeudi) souligne le fait que l'action des banques centrales mondiales ne pourra pas mettre fin au climat d'inquiétude et d'incertitude qui règne sur les marchés, et qui est la cause fondamentale de la réticence des institutions financières à se prêter de l'argent les unes aux autres", a commenté Derek Halpenny, économiste à la Bank of Tokyo-Mitsubishi.

Par ailleurs, les craintes des investisseurs étaient renforcées après les avertissements de Bank of America, de Wachovia et de PNC Finacial Services sur de nouvelles provisions envisagées pour le quatrième trimestre.

(©AFP / 13 décembre 2007 11h55)