Dans ce contexte, plusieurs analystes prédisent une nouvelle percée des prix en direction du seuil de 100 dollars le baril, à très court terme.

D'autre part, l'annonce d'une injection concertée de liquidités par plusieurs banques centrales --du Canada, d'Angleterre, de Suisse, la Banque centrale européenne et la Réserve fédérale américaine-- avait fait souffler un vent d'euphorie sur les marchés financiers et dissipé la crainte d'un ralentissement marqué de l'économie américaine. Or, ce facteur avait été la première cause de repli des cours du pétrole depuis le début du mois, le marché craignant une baisse de la demande pétrolière aux Etats-Unis.

Jedui matin, les cours semblaient pâtir d'un regain d'inquiétude ayant déjà fait place à l'euphorie de la veille: les Bourse européennes étaient en baisse dans la matinée car les marchés se mettaient à douter que l'action des banques suffise à rétablir la stabilité financière.

«Il reste une part d'incertitude sur l'action des principales banques centrales mondiales», ont commenté les analystes de la maison de courtage Sucden. «Les acteurs du marché ne sont pas encore sûrs de l'impact que la crise du crédit pourrait avoir sur l'économie mondiale ni de la façon dont ces mesures d'injection de liquidités vont changer les choses et apaiser les marchés du crédit», ont-ils ajouté.

Enfin, le marché a appris mercredi que la consommation en énergie des Etats-Unis allait progresser moins vite que prévu d'ici 2030 sous l'effet combiné de prix énergétiques plus élevés et d'une croissance économique ralentie, selon les projections publiées par l'agence américaine gouvernementale d'information sur l'Energie (EIA).

afx/jq

(AWP/13 décembre 2007 13h10)