Pétrole: Les cours du brut marquent une pause au lendemain d'un rebond
Par Bourse trading forex le jeudi, décembre 13 2007, 14:20 - Pétrole matières premières - Lien permanent
Londres (AWP/AFX) - Les cours du pétrole baissaient légèrement jeudi sur des prises de bénéfices, au lendemain d'une hausse de plus de quatre dollars déclenchée par l'annonce d'une action concertée des principales banques centrales et par le déclin des stocks américains de brut.
Vers 11H30 GMT (12H30 HEC) sur l'Intercontinental Exchange de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier valait 93,72 dollars, en baisse de 33 cents.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en janvier s'échangeait à 94,02 dollars, en baisse de 37 cents.
En deux jours seulement, les prix du pétrole avaient repris quelque six dollars, dont plus de quatre pour la seule journée de mercredi. «La journée de mercredi a été l'une des plus fortes de l'année», a souligné Olivier Jakob, directeur du cabinet Petromatrix.
Deux facteurs s'étaient conjugués pour faire bondir les prix.
D'une part, le marché avait appris une chute des stocks américains. Pour la quatrième semaine consécutive, le Département américain de l'Energie (DoE) a dévoilé un recul des réserves américaines de brut, de 700.000 barils lors de la semaine achevée le 7 décembre. En outre, les réserves de distillats --très surveillées durant l'hiver car elles incluent le fioul de chauffage-- ont chuté de 800.000 barils. Cette annonce a renforcée la conviction, ancrée chez de nombreux analystes, que le marché court au devant d'un important déficit de brut au premier trimestre 2008, période où la consommation de produits de chauffage atteint son pic.
Dans ce contexte, plusieurs analystes prédisent une nouvelle percée des prix en direction du seuil de 100 dollars le baril, à très court terme.
D'autre part, l'annonce d'une injection concertée de liquidités par plusieurs banques centrales --du Canada, d'Angleterre, de Suisse, la Banque centrale européenne et la Réserve fédérale américaine-- avait fait souffler un vent d'euphorie sur les marchés financiers et dissipé la crainte d'un ralentissement marqué de l'économie américaine. Or, ce facteur avait été la première cause de repli des cours du pétrole depuis le début du mois, le marché craignant une baisse de la demande pétrolière aux Etats-Unis.
Jedui matin, les cours semblaient pâtir d'un regain d'inquiétude ayant déjà fait place à l'euphorie de la veille: les Bourse européennes étaient en baisse dans la matinée car les marchés se mettaient à douter que l'action des banques suffise à rétablir la stabilité financière.
«Il reste une part d'incertitude sur l'action des principales banques centrales mondiales», ont commenté les analystes de la maison de courtage Sucden. «Les acteurs du marché ne sont pas encore sûrs de l'impact que la crise du crédit pourrait avoir sur l'économie mondiale ni de la façon dont ces mesures d'injection de liquidités vont changer les choses et apaiser les marchés du crédit», ont-ils ajouté.
Enfin, le marché a appris mercredi que la consommation en énergie des Etats-Unis allait progresser moins vite que prévu d'ici 2030 sous l'effet combiné de prix énergétiques plus élevés et d'une croissance économique ralentie, selon les projections publiées par l'agence américaine gouvernementale d'information sur l'Energie (EIA).
afx/jq
(AWP/13 décembre 2007 13h10)