Le pétrole débute la semaine en baisse à NY, plombé par le rebond du dollar
Par Bourse trading forex le lundi, décembre 17 2007, 21:30 - Pétrole matières premières - Lien permanent
NEW YORK - Le baril de brut a débuté la semaine en baisse lundi à New York, pâtissant d'un fort rebond du dollar, dû à l'éloignement de la possibilité d'une nouvelle baisse des taux américains, et des craintes de récession économique aux Etats-Unis, premier consommateur mondial d'énergie.
Les intervenants ont aussi réagi aux propos du ministre algérien du pétrole n'excluant pas une augmentation de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), dont il doit prendre la présidence à compter du 1er janvier, selon les analystes.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en janvier a fini à 90,63 dollars, en baisse de 64 cents par rapport à vendredi.
Sur l'Intercontinental Exchange de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février, premier jour de cotation de ce contrat, a terminé, lui, à 91,29 dollars, en baisse de 1,38 dollar.
"Le marché a subi la vigueur retrouvée du dollar et des interrogations sur la croissance américaine avec la Bourse qui évolue en baisse", a expliqué James Ritterbusch, analyste au cabinet éponyme.
La poussée de l'inflation aux Etats-Unis, confirmée vendredi par la publication de l'indice des prix du mois de novembre, a entraîné une appréciation rapide du dollar, qui évolue à des plus hauts depuis fin octobre face à d'autres principales devises.
Un euro valait par exemple 1,43 dollar lundi contre 1,47 dollar encore en début de semaine dernière. Les prix du pétrole évoluent de façon générale dans le sens contraire du billet vert, monnaie dans laquelle ils sont libellés.
Les incertitudes sur la santé de l'économie américaine continuent aussi de peser sur les cours de l'or noir, les intervenants redoutant qu'un ralentissement marqué de la croissance ne soit préjudiciable à la demande de pétrole. Les Etats-Unis engloutissent à eux seuls environ un quart de la production mondiale de brut.
La persistance de l'inflation pourrait notamment dissuader la Fed de poursuivre le cycle de baisse des taux, amorcé en septembre afin de relancer l'activité économique, sa marge de manoeuvre étant devenue "très étroite", estime Phil Flynn (Alaron Trading).
Enfin, le marché a été sensible aux déclarations à Limassol (Chypre) du ministre algérien du pétrole Chakib Khelil, qui a indiqué, selon M. Ritterbusch que l'Opep allait "augmenter" ses quotas de production le 1er février, à cause d'un hiver "plus froid", alors que le cartel était resté jusqu'ici sourd aux appels répétés des pays consommateurs.
(©AFP / 17 décembre 2007 21h29)
