Un euro valait par exemple 1,43 dollar lundi contre 1,47 dollar encore en début de semaine dernière. Les prix du pétrole évoluent de façon générale dans le sens contraire du billet vert, monnaie dans laquelle ils sont libellés.

Les incertitudes sur la santé de l'économie américaine continuent aussi de peser sur les cours de l'or noir, les intervenants redoutant qu'un ralentissement marqué de la croissance ne soit préjudiciable à la demande de pétrole. Les Etats-Unis engloutissent à eux seuls environ un quart de la production mondiale de brut.

La persistance de l'inflation pourrait notamment dissuader la Fed de poursuivre le cycle de baisse des taux, amorcé en septembre afin de relancer l'activité économique, sa marge de manoeuvre étant devenue "très étroite", estime Phil Flynn (Alaron Trading).

Enfin, le marché a été sensible aux déclarations à Limassol (Chypre) du ministre algérien du pétrole Chakib Khelil, qui a indiqué, selon M. Ritterbusch que l'Opep allait "augmenter" ses quotas de production le 1er février, à cause d'un hiver "plus froid", alors que le cartel était resté jusqu'ici sourd aux appels répétés des pays consommateurs.

(©AFP / 17 décembre 2007 21h29)