Le pétrole retrouve des couleurs à New York, après une chute des stocks US
Par Bourse trading forex le jeudi, décembre 20 2007, 01:16 - Pétrole matières premières - Lien permanent
NEW YORK - Le baril de brut a rebondi mercredi à New York, mettant fin à quatre séances consécutives de baisse, après un fort recul des réserves pétrolières américaines la semaine dernière, dû à un ralentissement des importations.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en février, dont c'était le premier jour de cotation, a fini à 91,24 dollars, en hausse de 1,16 dollar.
Sur l'Intercontinental Exchange de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a terminé à 91,48 dollars, en hausse de 1,36 dollar par rapport à la clôture de la veille.
"Le marché a réagi au rapport haussier montrant que les réserves de brut ont fortement chuté la semaine dernière, de même que les stocks de produits distillés", a expliqué Eric Wittenauer, analyste chez A.G Edwards.
Les stocks américains de brut ont baissé de 7,6 millions de barils la semaine dernière à 296,9 millions, leur plus bas niveau depuis février 2005, en raison notamment d'une forte baisse des importations causée par du brouillard dans le port pétrolier de Houston (sud-ouest), selon le ministère américain de l'Energie (DoE). C'est leur cinquième semaine de baisse de suite.
"Les intervenants ont réalisé que cette chute est due essentiellement à Houston, c'est ce qui explique la progression modérée des cours", a fait remarquer Jim Ritterbusch, analyste au cabinet éponyme.
Le port pétrolier de Houston, dont dépend les importations en provenance du Golfe du Mexique, a été fermé la semaine dernière pendant 78 heures en raison du brouillard.
Or sur les 7,6 millions de barils qui manquent à l'appel, 5,8 millions proviennent du Golfe du Mexique.
De façon générale, une chute des stocks de brut favorise la flambée des cours notamment lorsqu'elle survient dans un contexte de craintes sur l'équilibre entre l'offre et la demande mondiales, comme ce fut le cas en octobre et novembre lorsque les cours avaient flirté avec le seuil psychologique des 100 dollars le baril.
Focalisant l'attention avec l'hiver dans l'hémisphère nord, les réserves de produits distillés, qui incluent le fioul de chauffage, se sont également fortement contractées.
(©AFP / 19 décembre 2007 22h45)
