La petite branche concession a enregistré un bénéfice net de 3,7 millions d'euros (perte de 17,3 millions en 2006) pour une perte d'exploitation de 5,2 millions d'euros.

Mais c'est surtout dans l'énergie que le profil d'ACS a changé, "l'incorporation d'Union Fenosa à la branche énergie a représenté 2,11 milliards d'euros" pour l'Ebitda, selon le communiqué.

"En termes comparables sans l'intégration d'Union Fenosa, le chiffre d'affaires a progressé de 12,2% et l'excédent brut d'exploitation de 13,2%", au lieu de 186%.

Le bénéfice net de la branche énergie, un des axes de développement d'ACS, qui entend être un acteur important de la scène énergétique espagnole, a progressé de 35,4%, à 230,2 millions d'euros.

L'impact de l'intégration d'Union Fenosa "est très positif", selon ACS.

On prête à ACS l'intention de vouloir créer un opérateur électrique majeur en récupérant une partie du groupe Iberdrola, dont il est actionnaire à hauteur de 7,7% (plus 5,2% d'options utilisables à tout moment) pour l'intégrer à Union Fenosa.

Dans un autre document présenté lundi, ACS affirme qu'il veut être "l'actionnaire industriel de référence d'une grande compagnie électrique de taille européenne", et qu'il voit dans Iberdrola un "levier stratégique pour la création de valeur à travers un processus de consolidation".

Union Fenosa n'est pas un opérateur d'envergure européenne, contrairement à Iberdrola qui s'est beaucoup internationalisé, avec l'achat notamment fin 2006 du britannique Scottish Power.

ACS a reconnu le 5 février avoir discuté avec le groupe EDF du marché énergétique espagnol et de l'intérêt du français pour Iberdrola, sans qu'aucun accord n'ait été trouvé.

La part versée par Iberdrola au bénéfice du groupe, avant impôts et coûts financiers, a été de 267,5 millions d'euros, contre 40,6 l'année précédente.

Le président d'Iberdrola, farouche défenseur de l'indépendance de son groupe, s'en est violemment pris à ACS, accusant le groupe de BTP de se comporter comme son principal concurrent, et non comme un actionnaire.

La part versée par le groupe d'infrastructures Abertis (qu'ACS détient à plus de 24%), a été de 142,2 millions d'euros contre 106,9 mio l'année précédente.

Le groupe prévoit "d'excellentes perspectives pour 2008", avec un chiffre d'affaires en hausse de 10 à 15%.

A la Bourse de Madrid, l'action ACS progressait de 0,65% à 33,82 euros, dans un marché en progression de 0,72% vers 13H20.

afx/rp

(AWP/25 février 2008 14h34)