La presse américaine avait indiqué vendredi, quelques minutes avant la fin de séance, qu'Ambac (+1,31%) allait annoncer lundi ou mardi un plan de renflouement, qui lui permettrait d'éviter une faillite, redoutée par les investisseurs.

Un dépôt de bilan d'Ambac comme de ses rivaux (MBIA ou FGIC) serait en effet synonyme de davantage de pertes pour les institutions financières, déjà malmenées par la crise du "subprime", estiment les analystes.

Pour Peter Cardillo (Avalon Partners), "si Ambac bénéficie d'une injection d'argent frais, ça pourrait permettre au marché de souffler cette semaine avant de se refocaliser sur les indices économiques".

Vendredi, ces rumeurs de sauvetage d'Ambac avaient déjà permis à Wall Street d'inverser de tendance: le Dow Jones et le SP 500 avaient tous deux pris 0,79%, et le Nasdaq 0,16%.

Les valeurs bancaires évoluaient néanmoins pour la plupart dans le rouge, la maison de courtage Goldman Sachs ayant indiqué qu'elle s'attendait à des dépréciations d'actifs supplémentaires de leur part au premier trimestre 2008, selon Briefing.com.

Les banques d'affaires Merrill Lynch (-0,47%), Citigroup (-1,95%), JP Morgan (-1,37%), Bear Stearns (-1,66%) ou encore Lehman Brothers (-0,18%) reculaient.

Les investisseurs réagissaient par contre favorablement à l'introduction prochaine en Bourse de Visa, l'un des principaux émetteurs de cartes bancaires au monde, qui envisage de lever jusqu'à 18,7 milliards de dollars, un record aux Etats-Unis, selon les analystes.

Première opération majeure de ce type réalisée à Wall Street depuis l'été, elle signale une "confiance au redressement de l'économie", a commenté M. Cardillo, ajoutant toutefois que si cette transaction échoue, elle aurait des effets "négatifs" sur le secteur financier.

Le marché obligataire baissait. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans montait à 3,875%, contre 3,790% vendredi soir, et celui à 30 ans à 4,639%, contre 4,581%.

afx/ds

(AWP/25 février 2008 18h17)