News Apple
Par Bourse trading forex le lundi, mars 24 2008, 23:36 - Sociétés entreprises - Lien permanent
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Un abonnement à l'achat d'un iPod ou d'un iPhone donnerait un accès illimité à iTunes.
Depuis le lancement, en 2001, de l'iTunes Music Store et de l'iPod, Apple se frotte les mains et l'industrie du disque se mord les doigts. A l'époque, celle-ci n'avait pas su prévoir la formidable révolution dans la consommation musicale qu'allait entraîner l'invention du MP3 et du baladeur numérique. Mais aujourd'hui, les principaux labels discographiques veulent leur part du gâteau. Et Apple pourrait enfin consentir à partager un peu de ses faramineux profits.
Selon le Financial Times, qui consacrait hier deux articles à la nouvelle, les différentes parties seraient en train de négocier un accord. En gros, Apple proposerait aux acheteurs de ses iPod et iPhone de payer une taxe, laquelle leur ouvrirait gratuitement et sans limites les portes du catalogue musical d'iTunes, pour la durée de vie de l'appareil acheté. «Toute la musique que vous pouvez télécharger», promet ainsi Apple, sur le modèle des restaurants «all you can eat. Les revenus engendrés par cette taxe seraient ensuite répartis entre les quatre majors de l'industrie du disque, Universal, Sony BMG, Warner et EMI, au prorata de leurs parts de marché.
Concurrencer Nokia
Pourquoi taxer les appareils plutôt que la musique elle-même? Parce que ce sont eux qui rapportent le plus. Bien sûr, l'iTunes Music Store est une affaire qui roule. La plate-forme de distribution numérique d'Apple a conquis en seulement sept ans 50 millions de clients et généré quatre milliards de téléchargements. Si l'industrie de la musique a récolté quelques miettes grâce à iTunes, à savoir les royalties sur les chansons vendues, elle ne perçoit en revanche rien sur la vente des baladeurs numériques. Or, l'iPod s'est déjà écoulé à 120 millions d'exemplaires... A quoi il faut ajouter le succès de l'iPhone, le téléphone portable qui fait aussi office d'iPod.
On l'aura compris, l'enjeu de la nouvelle stratégie de Steve Jobs, le patron d'Apple, dépasse la simple domination de la distribution numérique de la musique. Le front s'est étendu à la téléphonie mobile. D'où une opposition frontale à Nokia. Le fabricant finlandais s'est associé au groupe Universal pour lancer d'ici fin 2008 un service intitulé «Comes With Music». Celui-ci fournira, à l'achat d'un téléphone portable, un accès illimité au catalogue musical d'Universal.
Nokia met les bouchées doubles pour convaincre les autres majors d'adhérer à sa formule, et leur propose de se partager 80 dollars par souscription vendue. Par comparaison, si l'on en croit le Financial Times, Apple négocierait une ristourne d'à peine 20 dollars par taxe perçue selon sa formule «all you can eat».
Lier le consommateur
Bref, la firme à la pomme semble bien partie pour verrouiller encore davantage sa filière de distribution. Rappelons que les chansons achetées sur l'iTunes Music Store ne peuvent être écoutées que sur les baladeurs d'Apple. Une façon efficace mais sournoise de se lier le consommateur aussi longtemps qu'il utilisera un iPod. Et si on peut télécharger tout ce qu'on veut, comment résister?

