"Cela a été un gros coup pour le marché car jusqu'à hier (jeudi), cela avait été une bonne année pour la production irakienne de pétrole: le niveau des exportations avait dépassé récemment pour la première fois celui d'avant-guerre et celui de la production l'avait dépassé depuis un certain temps", a expliqué Phil Flynn, analyste d'Alaron Trading.

Si, comme escompté, la production irakienne revient à la normale rapidement, le prix du baril va reperdre "au moins un dollar", a avancé l'analyste.

Alors que les marchés boursiers américains sont repartis à la baisse depuis le milieu de la semaine, les investisseurs rebasculaient leur attention sur la situation économique des Etats-Unis, dont la faiblesse a été de nouveau mise en lumière par une série d'indicateurs moroses. Cela fait craindre un tassement de la demande énergétique.

Historiquement, "les récessions américaines ou la faiblesse économique ailleurs dans le monde entraînent le plus souvent une chute du prix du pétrole", a rappelé James Williams, analyste de WTRG Energy.

afx/cd

(AWP/28 mars 2008 14h49)