Clôtures avec des tendances contrastées
Par Bourse trading forex le mardi, avril 1 2008, 05:44 - Bourse actualité - Lien permanent
Paris (AWP/AFX) - Les Bourses européennes ont fini sur des tendances contrastées lundi, obéissant à des logiques propres à chacune, en l'absence de nouvelles venant donner une direction claire à l'ensemble des marchés.
Les annonces du secrétaire américain au Trésor Henry Paulson, qui a présenté lundi un vaste projet de refonte de la réglementation financière, destiné à en améliorer l'efficacité, ont eu peu d'incidence.
En zone euro, l'inflation a établi un nouveau record en grimpant à 3,5% sur un an en mars, tandis que l'indice de confiance économique atteignait son plus bas niveau depuis novembre 2005, passant sous la barre des 100 points en mars.
L'Eurostoxx 50 a abandonné 0,50%.
La Bourse de Paris fait partie des principales places européennes à avoir clôture dans le vert, le CAC 40 avançant de 0,24% dans un marché marqué par une faible activité, malgré les réformes du secteur financier annoncées aux Etats-Unis.
Pernod Ricard (-4,30% à 65,16 euros) a été l'un des principaux animateurs de la séance, baissant à cause du rachat du groupe suédois Vin & Sprit, détenteur de la vodka Absolut, pour 5,626 milliards d'euros (dette incluse), un prix jugé "élevé" par les analystes d'Oddo Securities.
Société Générale (-3,28% à 62,02 euros) et BNP Paribas (-0,93% à 63,89 euros) ont été les principales victimes d'informations de presse sur des risques de nouvelles dépréciations chez les Suisses d'UBS.
La progression a été moins prononcée à Londres, où le Footsie-100 a pris 0,16% à 5702,10 points, grâce à un coup de pouce en fin de séance des valeurs minières et pétrolières, ainsi qu'à un vent favorable en provenance de Wall Street.
Du côté des minières, Antofagasta a gagné 3,77% à 701 pence, Kazakhmys 2,44% à 1.595 pence et Rio Tinto 1,28% à 5.233 pence, tandis que du côté des pétrolières, Shell s'adjugeait 2,23% à 1.696 pence et BP 1,79% à 512 pence.
Le groupe pharmaceutique AstraZeneca a progressé de 2,06% à 1.886 pence après des nouvelles encourageantes concernant des essais réalisés sur son antihypertenseur Crestor.
Egalement à la hausse, le Bel-20 de Bruxelles a gagné 0,52% à 3719,52 points.
Le groupe métallurgique belge Umicore a enregistré la plus forte hausse, progressant de 2,33% à 32,96 euros.
Même tendance à Amsterdam, où l'indice AEX a terminé en hausse de 0,33%, à 442,43 points.
Le fabricant de systèmes de navigation embarqués TomTom était en tête des baisses, perdant 3,75% à 26,20 euros.
Le groupe de travail temporaire Randstad tirait en revanche la cote vers le haut, prenant 2,91% Ã 26,67 euros, suivi par le fabricants de composants informatiques 1SML (+2,16% Ã 15,58 euros).
En revanche, l'Ibex-35 de Madrid a enregistré la plus forte baisse (-1,29%) à 13'269 points.
L'action du groupe textile Inditex a reculé de 0,98% à 35,19 euros. Le groupe a publié lundi ses résultats annuels, en hausse et conformes aux attentes, et annoncé une évolution normale de ses ventes depuis le début de l'année, alors que beaucoup craignent des tensions en raison de la détérioration de la situation économique de l'Espagne.
Lundi était aussi le dernier jour de cotation dans l'Ibex-35 du promoteur espagnol Colonial, maison mère du français SFL, en grandes difficultés depuis fin décembre. L'action a baissé de 2,08% à 0,94 euros.
Colonial sera remplacé à partir de mardi par Tecnicas Reunidas (ingénierie industrielle).
A Francfort, où le Dax a fini dans le rouge (-0,38%) à 6534,97 points, avec des valeurs bancaires mal orientées, souffrant de rumeurs de nouvelles dépréciations chez leur consoeur suisse UBS. Commerzbank a reculé de 1,64% à 19,80 euros, Deutsche Bank 0,94% à 71,70 euros.
Le fabricant de puces informatiques Infineon a fait partie des rares valeurs a finir dans le vert (+1,14% à 4,45 euros), grâce à son homologue Elpidia qui pourrait augmenter de 20% les prix de certains produits en avril.
A Milan, l'indice SP/Mib a perdu 0,25% Ã 31'616 points.
Alitalia a continué à jouer aux montagnes russes, prenant 19% à 0,48 euro après une chute de 27% vendredi et alors que les négociations entre Air France-KLM et les syndicats sont compliquées par l'abandon des négociations d'une des organisations, l'UIL.
Fiat a gagné 3,14% à 14,64 euros. L'administrateur délégué, Sergio Marchionne, a indiqué qu'il attendrait les deuxième et troisième trimestres pour éventuellement relever les prévisions pour 2008.
La Bourse suisse a perdu 0,21%, le SMI terminant à 7224,31 points.
Les grandes valeurs pharmaceutiques ont entraîné l'indice vedette vers le bas à la suite d'abaissements de leur objectif de cours par la banque Vontobel. Novartis a cédé 0,68% à 50,90 francs et Roche 0,80% à 186,90 francs.
Côté banques, l'UBS était une nouvelle fois dans le rouge, victime d'informations de presse sur des risques de nouvelles dépréciations dans les "auction-rate securities" (ARS), des actions prioritaires généralement consenties aux collectivités locales américaines. Le titre a terminé en repli de 0,41% à 28,86 francs, UBS limitant cependant les dégâts après avoir lâché près de 5% à l'ouverture.
A Lisbonne, le PSI-20 a clôturé en baisse de 0,48% à 10'495,94 points.
afx/ds
(AWP/31 mars 2008 19h16)