"Les marchés sont assez inquiets sur l'économie mondiale", a-t-il ajouté.

Alors que de plus en plus d'économistes parient sur une tombée des Etats-Unis en récession au premier trimestre et que le ralentissement économique s'étend à l'échelle mondiale, les acteurs du marché du pétrole se demandent quel sera l'impact sur la demande de pétrole.

"L'impact combiné d'une économie affaiblie et de prix du pétrole en pleine inflation font pression sur la demande pétrolière aux Etats-Unis, qui a baissé de 4% par rapport à l'année précédente et se trouve maintenant à son plus bas niveau depuis 2004", ont ainsi estimé les analystes de Goldman Sachs, dans une note.

Toutefois le marché restait très nerveux à chaque nouvel événement géopolitique de nature à gêner les exportations d'or noir.

Alors que les combats avaient cessé lundi à Bassorah (sud de l'Irak), les inquiétudes au sujet de l'Irak s'étaient déplacées dans le nord du pays. Au moins 15 rebelles kurdes y ont été tués en deux jours dans la région de Avasin-Basyan par les bombardements de l'armée turque, selon de l'armée turque.

"Ces événements réaffirment, comme nous le répétons depuis plusieurs jours, que les menaces géopolitiques en Irak sont loin d'être écartées et qu'elle continueront à présenter un risque de hausse des prix, du moins à court terme", estimaient les analystes de la banque Barclays Capital.

Par ailleurs, au Gabon, un préavis de grève nationale du secteur pétrolier pourrait être déposé, en soutien aux travailleurs de Shell-Gabon en grève depuis le 20 mars, ce qui paralyse entièrement la production de 60.000 barils/jour du groupe ainsi que la sortie de 30.000 barils/jour d'autres compagnies.

Enfin, en Equateur, un sabotage a paralysé vendredi la production de l'italien Agip Oil, estimée à 28.000 barils par jour.

(©AFP / 31 mars 2008 21h20)