Elle est tirée notamment par la flambée des prix du pétrole qui ont atteint de nouveaux records au-delà de 110 dollars le baril en mars, même si l'euro fort permet de limiter son impact, et par la hausse du coût des produits alimentaires, du fait du renchérissement des matières premières agricoles.

Cette évolution est de nature à alimenter un peu plus les inquiétudes sur le pouvoir d'achat, alors que des conflits salariaux se multiplient déjà en Europe et que la mobilisation des syndicats sur ce sujet s'accroît.

La Confédération européenne des syndicats (CES) a ainsi lancé une campagne pour demander des hausses salariales rapides tenant compte de la flambée des prix.

Elle a appelé à une manifestation sur ce thème samedi à Ljubljana, en Slovénie, où se tiendra une réunion des ministres européens des Finances et des gouverneurs des banques centrales européennes. La CES espère y retrouver 30'000 à 40'000 manifestants convergeant des pays européens voisins.

"Nous avons des hausses des prix du pétrole et des produits alimentaires en particulier, et nous pensons que cela renforce les arguments des travailleurs pour obtenir des augmentations de salaires", a déclaré à l' le secrétaire général de la CES John Monks.

Mais ces revendications se heurtent aux appels de la Banque centrale européenne (BCE) en faveur de la modération salariale, pour tenter d'éviter une contagion trop importante des hausses de prix à la consommation aux salaires puis à toute l'économie.

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afx/ds

(AWP/31 mars 2008 19h37)