"AIG a remis sur le tapis la crise du crédit", a expliqué Peter Cardillo, stratège au cabinet Avalon Partners.

Pour Patrick O'Hare, stratège pour le site d'informations financières Briefing.com, AIG "laisse penser que le pire n'est pas encore derrière nous".

Par ailleurs, la banque Citigroup, l'une des plus touchées par le "subprime", a annoncé vouloir vendre 20% de ses actifs non-stratégiques dans les 2 à 3 ans pour devenir plus rentable.

En dépassant les 126 dollars le baril vendredi, le pétrole a fait en outre craindre un bond de l'inflation, qui pourrait être néfaste à la consommation, premier moteur de la croissance américaine, dans ce contexte de ralentissement économique.

Sur le front macroéconomique, les Etats-Unis ont limité leur déficit commercial en mars, les exportations se maintenant à des niveaux historiques grâce au dollar faible, tandis que les importations, notamment pétrolières, ont sensiblement diminué.

Mais "le déficit commercial reste obstinément large (...) et accroît le risque de récession", a commenté Peter Morici, économiste et professeur à l'Université du Maryland.

Le marché obligataire a fini en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a baissé à 3,767%, contre 3,805% jeudi soir, et celui à 30 ans à 4,524%, contre 4,564% la veille.

(©AFP / 09 mai 2008 22h27)