Pour la première fois depuis les années 1970, les importations de pétrole ont reculé aux Etats-Unis. Les raisons ? Un baril cher, des voitures moins gourmandes, et une législation adaptée.
D'après le Département de l'Energie, cité par le Financial Times mardi, la dépendance américaine vis-à -vis du pétrole étranger devrait chuter de 60% à 50% en 2015. Et même s'il prévoit un léger retour à 54% en 2030, il s'agit tout de même de la première fois depuis 1977 que le pays réduit de façon significative ses importations en carburant, mettant ainsi un terme à 30 ans de consommation de pétrole étranger en constante augmentation.
La tendance est déjà visible. Sur les trois premiers mois de l'année, la part d'or noir étrangère dans la consommation américaine est tombée à 57,9% contre 58,2% sur la même période en 2007.
Si le plus gros consommateur de pétrole au monde parvient à réduire ses importations, c'est, en partie, dû à l'effet combiné du prix élevé du baril et de la faible croissance économique, qui ralentit la demande. Guy Caruso, de l'US Energy Information Administration, reconnaît également les effets de l'Energy Independence and Security Act, loi promulguée en décembre 2007 et qui prévoit notamment l'augmentation de la production des énergies propres, le développement des biocarburants, la réalisation d'économies d'énergie dans les lieux publics et la construction de véhicules plus économes en carburant. La finalité de cet «Act» est clair : accorder au Etats-Unis une plus grande indépendance en matière d'énergie.
