Même si une enquête d'Ernst & Young prévoit une baisse des gros achats, les opportunités restent nombreuses.
C'est dans les temps difficiles que l'on fait fortune. Du coup, la crise financière qui touche l'économie depuis quelques mois crée des opportunités de fusions et d'acquisitions en or pour ceux qui ont les poches pleines. La société Ernst & Young ne dit pas autre chose dans le rapport qu'elle a rendu hier et qui concerne les mouvements dans le marché suisse des transactions en 2008.
En introduction, comme en conclusion, cette étude ne saurait être plus claire. Dans un marché caractérisé par un resserrement important des conditions de crédit, le nombre de transactions devrait continuer à baisser. Avec des nuances cependant: ce sont avant tout les acquisitions majeures qui seront à la peine.
Il faut dire que celles-ci ont souvent été le fait, ces dernières années, de fonds d'investissement qui empruntent aux banques pour racheter des entreprises, dans un but soit spéculatif, soit de développement à plus long terme. Seulement, il se trouve que les grandes banques d'investissement qui prêtaient à ces fonds sont également celles qui souffrent aujourd'hui de la crise des crédits hypothécaires et qui, échaudées, restreignent leur politique de crédit. Du coup, certains fonds d'investissement, comme l'Américain Blackstone, se voient doublement menacés: par la baisse de la valeur des entreprises achetées et par l'assèchement des lignes de crédit.
