le CAC 40 plombé par les bancaires (-1,54%)
Paris (AWP/AFX) - La Bourse de Paris fléchissait nettement jeudi en
fin de matinée, l'indice CAC 40 reculant de 1,54%, plombé par les
pertes des valeurs des groupes bancaires qui inspirent la défiance au
lendemain de l'annonce d'une action concertée des banques centrales.
A 12H00 (11H00 GMT), l'indice parisien cédait 88,62 points à 5654,70 points, dans un volume d'échanges de 2 milliards d'euros.
Londres reculait de 1,53%, Francfort de 0,64% et l'Eurostoxx 50 de 1,35%.
Les
actions des banques, prépondérantes dans la composition du CAC, avaient
permis le redressement de la Bourse de Paris depuis la fin novembre.
Jeudi,
elles étaient en première ligne face aux inquiétudes que suscite
l'annonce de l'injection de liquidités par cinq banques centrales, dont
la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne.
«Les
banques centrales ne sont pas en train de stimuler l'économie mondiale,
mais s'attachent tout simplement à normaliser le fonctionnement du
marché monétaire», a estimé un analyste de la banque suisse UBS.
«La
détermination des banques centrales à accompagner cette crise des
liquidités interbancaires est sans aucun doute un signe positif mais il
ne doit pas nous faire oublier que le corps bancaire reste très malade,
particulièrement aux Etats-Unis», ont commenté pour leur part les
analystes du Crédit Mutuel-CIC.
«C'est la chaîne du crédit qui se
trouve menacée outre-Atlantique, celle-ci ayant principalement reposé
sur la désintermédiation bancaire au profit d'investisseurs qui se
refusent aujourd'hui à revenir dans le jeu», ont-ils poursuivi.
«Les
Etats-Unis sont, bien sûr, en première ligne, mais le risque de +credit
crunch+ (tarissement du crédit, ndlr) ne peut pas être négligé dans
d'autres zones, en particulier, en Europe», ont ajouté les analystes du
courtier Aurel.
L'institut allemand de conjoncture Ifo a lancé un
nouveau signal d'alerte jeudi, en affirmant que la croissance de la
première économie de la zone euro allait ralentir l'an prochain avec
une hausse du Produit intérieur brut inférieure à 2%, pénalisée par un
affaiblissement de la demande intérieure.
Les économistes de
l'institut attendent une croissance de 1,8% en 2008 et de 1,5% en 2009,
contre 2,5% cette année. Ils misaient jusque-là sur une hausse du PIB
de 2,2% l'an prochain.
afx/jq
(AWP/13 décembre 2007 12h23)