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mercredi, mars 19 2008

Bénéfice record pour Generali sur l'exercice 2007

 
La compagnie italienne a annoncé un résultat net de 2,92 milliards d’euros. Et souhaite se développer en 2008 sur le marché des particuliers

L’assureur italien Generali a annoncé hier des résultats records pour 2007. Il a notamment dégagé un bénéfice net de 2,92 milliards d’euros, en hausse de 21,2 % par rapport à 2006. Ce chiffre historique s'avère même supérieur à l’objectif de 2,8 milliards d’euros que s'était fixé le groupe. L’embedded value, soit la valeur intrinsèque, s’affiche à 27,8 milliards d’euros (+7,7 % par rapport à 2006), tandis que le retour sur la valeur intrinsèque (Roev) s’est amélioré de 2,1 points à 16,5 %. En revanche, le ratio combiné a légèrement reculé de 0,5 point à 95,8 %.
Generali a par ailleurs enregistré en 2007 un bénéfice d'exploitation en progression de 19,3 % à 4,86 milliards d'euros (cette croissance est de 14,9 % si l’on ne tient pas compte de l’apport du groupe Toro). Ces chiffres illustrent la forte progression du Lion de Trieste sur son activité assurance, dont il a nettement amélioré la rentabilité, comme le souligne le groupe «à travers d’attentives stratégies de prix et de produit». Et de mettre en avant aussi la plus grande efficience obtenue sur les coûts. Le total des primes recueillies en 2007 s’élève quant à lui à 66,2 milliards d’euros (+2,6% par rapport à 2006). «Les principaux facteurs de croissance ont été la consolidation sur les marchés matures, grâce aux stratégies de distribution des marques et des produits, et le développement sur les marchés à potentiel plus élevés», précise l’assureur. Dans le secteur vie, les primes ont subi une baisse de 1,5 % (à 45,3 milliards d’euros), à cause notamment de la réduction de 1.000 agences sur le réseau de bancassurance (Intesa Vita). Dans le secteur dommages, les primes ont progressé de 13 % (à 20,8 milliards d’euros). Une politique d’investissements traditionnellement prudents et conservateurs a préservé la compagnie des risques liés à la crise des subprimes. Mais ce sont désormais les perspectives de 2008 qui suscitent plus d’inquiétudes. «En cette période d’incertitude des marchés financiers, nous croyons plus que jamais que la combinaison entre bons résultats et solidité financière seront les bases pour le développement futur de notre groupe» a indiqué à ce titre le président Antoine Bernheim. Dans ce panorama incertain et caractérisé par une compétitivité élevée, le groupe souhaite croître surtout sur le marché de l’assurance pour les particuliers.

mardi, janvier 8 2008

Pour le président de l'Opep, un baril à 100 dollars n'est "pas nécessairement très élevé"

Un baril de brut à 100 dollars n'est "pas nécessairement très élevé", vu la forte demande pétrolière et les coûts de production d'or noir en hausse, a estimé dimanche le ministre du Pétrole algérien Chakib Khelil.


Le niveau de 100 dollars le baril, qui a été atteint pour la première fois mercredi sur le marché de New York, doit être vu "en fonction du prix réel" c'est-à-dire en y retranchant l'inflation, a dit le ministre, joint par téléphone.

De ce point de vue-là, le prix du pétrole n'a pas encore retrouvé ses niveaux records de 1980, évalué à "entre 102 et 110 dollars selon les estimations", a souligné M. Khelil, qui a pris au 1er janvier la présidence tournante de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Il a également souligné qu'il reste "aujourd'hui très peu de régions à explorer" pour découvrir du pétrole et que les "sources nouvelles" d'hydrocarbures comme les sables bitumineux au Canada ou les gisements en eaux profondes représentent "des investissements énormes", d'autant plus que le coût des services pétroliers augmente.

En outre, la demande pétrolière dans le monde "est aujourd'hui très élevée", "tirée par la Chine et l'Inde mais aussi les pays du Moyen-Orient, dont la consommation augmente énormément".

Si 100 dollars est en soi un prix "élevé", admet-il, quand on tient compte du fait que "toute l'équation de la demande par rapport à l'offre a basculé", "100 dollars, ce n'est pas nécessairement un prix très élevé", a-t-il fait valoir.

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