NEW YORK - Le baril de brut a débuté la semaine en baisse lundi à New York,
pâtissant d'un fort rebond du dollar, dû à l'éloignement de la possibilité d'une
nouvelle baisse des taux américains, et des craintes de récession économique aux
Etats-Unis, premier consommateur mondial d'énergie.
Les intervenants ont aussi réagi aux propos du ministre algérien du pétrole
n'excluant pas une augmentation de la production de l'Organisation des pays
exportateurs de pétrole (Opep), dont il doit prendre la présidence à compter du
1er janvier, selon les analystes.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude"
pour livraison en janvier a fini à 90,63 dollars, en baisse de 64 cents par
rapport à vendredi.
Sur l'Intercontinental Exchange de Londres, le baril de Brent de la mer du
Nord pour livraison en février, premier jour de cotation de ce contrat, a
terminé, lui, à 91,29 dollars, en baisse de 1,38 dollar.
"Le marché a subi la vigueur retrouvée du dollar et des interrogations sur la
croissance américaine avec la Bourse qui évolue en baisse", a expliqué James
Ritterbusch, analyste au cabinet éponyme.
La poussée de l'inflation aux Etats-Unis, confirmée vendredi par la
publication de l'indice des prix du mois de novembre, a entraîné une
appréciation rapide du dollar, qui évolue à des plus hauts depuis fin octobre
face à d'autres principales devises.