Le niveau de 100 dollars le baril, qui a été atteint pour la première fois
mercredi sur le marché de New York, doit être vu "en fonction du prix réel"
c'est-Ã -dire en y retranchant l'inflation, a dit le ministre, joint par
téléphone.
De ce point de vue-là , le prix du pétrole n'a pas encore retrouvé ses niveaux
records de 1980, évalué à "entre 102 et 110 dollars selon les estimations", a
souligné M. Khelil, qui a pris au 1er janvier la présidence tournante de
l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).
Il a également souligné qu'il reste "aujourd'hui très peu de régions Ã
explorer" pour découvrir du pétrole et que les "sources nouvelles"
d'hydrocarbures comme les sables bitumineux au Canada ou les gisements en eaux
profondes représentent "des investissements énormes", d'autant plus que le coût
des services pétroliers augmente.
En outre, la demande pétrolière dans le monde "est aujourd'hui très élevée",
"tirée par la Chine et l'Inde mais aussi les pays du Moyen-Orient, dont la
consommation augmente énormément".
Si 100 dollars est en soi un prix "élevé", admet-il, quand on tient compte du
fait que "toute l'équation de la demande par rapport à l'offre a basculé", "100
dollars, ce n'est pas nécessairement un prix très élevé", a-t-il fait valoir.